Mise en ligne le 13/01/2005
MOUVEMENT REPUBLICAIN et CITOYEN
JEAN-PIERRE
CHEVÈNEMENT ÉTAIT L'INVITÉ DE RES PUBLICA SUR FRANCE INTER LE 12 JANVIER 2005
Jean-Pierre Chevènement : "Je ne serai pas inerte en 2007"
jeudi 13 janvier 2005
D'APRÈS AFP
Jean-Pierre Chevènement,
président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), a affirmé mercredi pendant l'émission
Res Publica sur France Inter qu'il ne serait "pas inerte" en 2007, lors des échéances électorales présidentielles.
Candidat à l'élection présidentielle de 2002, M. Chevènement avait recueilli un peu plus de 1,5 million
de voix (5,33%). "C'est considérable", a dit M. Chevènement, et "je mesure la responsabilité que cela
me donne".
Interrogé sur une possible nouvelle candidature, il a répondu "je ne serai pas inerte" sur un ton sibyllin,
tout en précisant qu'"il est prématuré de le dire aujourd'hui".
Jean-Pierre Chevènement a par ailleurs estimé que le terme de "constitution européenne" était "un subterfuge".
"Il y a plus qu'une ambiguïté, un subterfuge, à vouloir appeler +constitution+ un traité qui n'a que
la valeur d'un traité", a déclaré M. Chevènement en accusant : "il s'agit de répandre dans l'esprit
public l'idée que la Constitution européenne serait supérieure à la Constitution nationale".
M. Chevènement, qui devait être reçu en fin d'après-midi par le président Jacques Chirac, dans le cadre
de la préparation du prochain référendum sur la Constitution européenne, a lancé qu'il "abordait cette
campagne un peu comme David affrontait Goliath".
"Des moyens écrasants sont à la disposition du oui", a-t-il accusé alors que "très peu de moyens" sont
disponibles pour aborder "la bataille du non".
M. Chevènement a présenté les trois arguments que le MRC allait utiliser dans cette campagne pour laquelle
quelque 150 meetings sont prévus dans toute la France. D'abord, "la constitution ne peut que nous ancrer
dans la régression économique et sociale", a-t-il détaillé, puis "ce texte sape les fondements de la
démocratie", et enfin, il "marginalise la France encore plus" dans une Europe à 25 et bientôt 30.
En ce qui concerne la question de la Turquie - il est favorable à son entrée dans une "Europe des nations"
- , M. Chevènement a assuré qu'il ne l'utiliserait pas dans la campagne du référendum, "mes trois arguments
sont assez forts".
PARIS (AFP), le 12-01-2005
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