Mise en ligne le 07/03/2005

MOUVEMENT REPUBLICAIN et CITOYEN

Article du FIGARO - 7 mars 2005

Des boules de neige pour le patron du PS...

Toute la gauche avait rendez-vous samedi à Guéret, dans la Creuse, pour « la défense du service public ». Quelque 7 000 personnes selon les organisateurs, 4 000 selon la police, étaient présentes. En s'affichant dans la même manifestation que la secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet et que le porte-parole de la LCR Olivier Besancenot, le premier secrétaire du PS François Hollande espérait montrer qu'on peut s'opposer au gouvernement tout en votant oui à la Constitution européenne. Accueilli par des huées et quelques boules de neige, il a pu se rendre compte de la difficulté qu'il aura à faire comprendre sa position.

Comme déjà à Rennes le 5 février, lors de la manifestation en faveur des 35 heures, le numéro un du PS s'est efforcé de distinguer les sujets. « Le sens de notre présence, c'est de défendre les services publics. Défiler en détournant l'objet même de la manifestation, c'est rendre le meilleur service à Jean-Pierre Raffarin », a-t-il déclaré. Pour lui, « la Constitution européenne permet de garantir ces services ».

La « défense du service public », un sujet pourtant emblématique, n'aura pas permis de réaliser l'union entre les deux gauches. « Il y a un débat qui divise cette manifestation, c'est celui du oui ou du non à la Constitution européenne », a reconnu Alain Lipietz, député vert européen, partisan du oui.

Très loin de partager la vision de François Hollande, la communiste Marie-George Buffet a lancé un appel. « Le référendum sera l'occasion de dire que nous ne voulons plus des politiques libérales du gouvernement. Nous appelons toutes les femmes et tous les hommes qui se battent pour les services publics à se rassembler sur le non au projet de traité constitutionnel », a-t-elle déclaré.

Un peu plus loin, le premier secrétaire du Mouvement républicain et citoyen (MRC) Georges Sarre ne disait pas autre chose : « Le projet de Constitution européenne fait du libéralisme la réponse à toutes les questions économiques et sociales : voter oui à la Constitution et défendre les services publics, c'est de la schizophrénie. » Le premier secrétaire du PS voudrait réussir à prouver le contraire.

N. B. (avec AFP)

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