Mise en ligne le 18/10/2006
MOUVEMENT REPUBLICAIN et CITOYEN
Présidentielle : Chevènement prêt à se lancer
Le Parisien-Aujourd’hui / 17 octobre 2006
La présidentielle de 2007 sera-t-elle le remake, à gauche, de celle de 2002 ? Alors que Christiane Taubira entend de nouveau porter les coueleurs du PRG au printemps, Jean-Pierre Chevènement assure qu’il "ne voit pas" à ce stade ce qui pourrait le faire "renoncer" à sa candidature. A 67 ans, le cofondateur du PS, qui avait réuni 5,33% des suffrages en 2002, envisage de se remettre dans la course. "Ma candidature serait utile et légitime", estime-t-il. Et d’insister : "Je pense que le meilleur candidat pour les anti-libéraux, ce serait moi".
Celui qui fut plusieurs fois ministres entre 1981 et 2000 préside aujourd’hui la fondation de recherche Res-Publica, est président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), et dirige toujours la mairie de Belfort. "Je ne regrette pas du tout ma campagne de 2002, je n’ai pas un mot à retirer de ce que j’ai dit à l’époque", insiste l’inventeur du néologisme "Chirospin", afin de moquer la collusion entre les deux candidats. La tentative avortée de retour de Jospin le mois dernier est bien la preuve, pour Chevènement, que l’ancien Premier ministre n’a pas eu besoin de lui pour échouer en 2002. "Les socialistes sont bien convaincus que Jospin a fait quelques erreurs, sinon ils auraient tout fait pour lui permettre de revenir", observe-t-il.
Le "Che", qui publie ces jours-ci "La Faute de M. Monnet" (Ed. Fayard), assure qu’il ne prendra pas sa décision (qui interviendra avant la fin de l’année) "en fonction de ce qui se passe au sein du PS". "Fabius a bien compris le monde dans lequel on est entré", "Ségolène doit bien avoir quelques qualités pour arriver là où elle est", Strauss-Kahn, qui "confond nation et nationalisme", n’a définitivement pas ses faveurs, mais le projet du PS, dont tous trois se réclament, est, selon lui, "faible, ambigu, pour ne pas dire dangereux". Chevènement, vexé que le PS n’ait gelé que quatre circonscriptions au MRC pour les législatives, ne laissera pas passer cette nouvelle occasion de "peser dans le débat". Et de lâcher, sans risque d’être contredit : "Si on ne porte pas ses idées, on n’a aucune chance de les faire entendre".
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