Une campagne pour faire bouger les lignes
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- Écrit par MRC 62
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L'annonce de la candidature de Jean-Pierre Chevènement a beaucoup fait parler d'elle, autant dans le monde politique et médiatique que sur les réseaux sociaux. Un début de campagne animé.
"J'ai beaucoup réfléchi et j'ai décidé de me porter candidat pour faire bouger les lignes". Samedi 5 novembre, Jean-Pierre Chevènement officialise sa candidature à l'élection présidentielle sur le plateau du 20h de France 2.
La campagne démarre alors sur les chapeaux de roues. Interviewé sur BFMTV et LeMonde.fr, il explique les raisons de sa candidature et développe quatre repères fondamentaux pour la France : une monnaie moins chère, la croissance plutôt que la récession, la souveraineté budgétaire et fiscale de la France et enfin une Europe redressée, confédérale et démocratique.
Le plan de rigueur, un premier combat
Lundi, séisme dans le monde politique : François Fillon annonce son plan de rigueur, aussitôt condamné par Jean-Pierre Chevènement comme "une nouvelle saignée pour l'économie française". Il rappelle, au micro de Sud Radio, que "le triple A n'est pas un projet républicain" et s'inquiète que les restrictions budgétaires puissent mettre "un jour en cause notre dissuasion nucléaire". Par ailleurs, notre candidat a salué la position de François Hollande sur un maintien du nucléaire, lors de la visite d'une entreprise d'outillage dans le Val-d'Oise.
Invité de nombreux médias, Jean-Pierre Chevènement est régulièrement interrogé sur la crise de l'euro. Lors d'un débat sur i-Télé avec Henri Guaino, il estime que "l'euro est surévalué et qu'il est à l'origine de la désindustrialisation de la France". Pour lui, "tout se passe comme si l'Allemagne, prisonnière de ses dogmes, avait dans sa tête déjà pris congé de l'euro".
"La ruée vers Chevènement"
Côté web, le buzz est lancé. Vous êtes déjà plus de 4.500 à suivre Jean-Pierre Chevènement sur Facebook, et deux fois plus sur Twitter. Ce réseau social s'est d'ailleurs emparé de l'annonce de candidature d'une façon... plutôt inattendue, avec l'apparition d'un petit jeu viral. Le principe : "remplace un mot dans un titre de film par Chevènement". Résultats, en vrac, "Un heureux Chevènement", "Deux heures moins le quart avant Chevènement", "In the mood for Chevènement"...
La déferlante de mini-messages est telle que le sujet atteint le top 10 des plus cités sur Twitter, toutes nationalités confondues. Jean-Pierre Chevènement finit par se prêter lui-même au jeu.
A vous maintenant de faire vivre cette campagne sur les réseaux sociaux. Vous pouvez d'ores et déjà inciter vos amis à suivre Jean-Pierre Chevènement sur Facebook ou Twitter, et afficher un badge de soutien sur votre avatar.
"On peut estimer qu'il est sans intérêt que la France en tant que nation survive ou non. Ce n'est pas mon avis. Même ceux qui désirent que le cadre national soit dépassé ne doivent pas ignorer qu'on ne peut se dépasser sans être. Il n'y aura pas d'Europe sans une France consciente de ce qu'elle est : l'unité est d'abord une harmonie de différences"
Albert CAMUS - Actuelles - 1954



