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Chevènement : "Hollande est un homme intelligent et capable"

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LEMONDE.FR | 20.02.12 | 11h07   •  Mis à jour le 20.02.12 | 11h32

mrc 62 - Le MondeLe sénateur et ancien ministre, Jean-Pierre Chevènement, a expliqué dimanche 19 février, lors de l'émission "Internationales", diffusée sur TV5-Monde et RFI en partenariat avec Le Monde, ne pas savoir encore à quel candidat il se ralliera, mais donne des pistes, après s'être retiré de la course à la présidentielle.

Sur François Hollande. Le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) affirme ses différences avec François Hollande. "Je ne suis pas rallié au social-libéralisme, cela depuis trente ans. (…) Le parcours de François Hollande n'est pas le mien, il a voté pour le traité de Maastricht. On voit aujourd'hui le résultat." Pour autant, l'ancien ministre voit potentiellement le candidat socialiste comme un futur président. "On apprend à devenir chef d'Etat. François Hollande est un homme intelligent et capable."

A propos de la présidentielle. Interrogé sur le candidat qu'il pourrait rallier, Jean-Pierre Chevènement explique ne pas avoir encore fait son choix. Mais donne des pistes. Il devrait soutenir le candidat PS, François Hollande, ou celui du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon.

"Je prendrai mes responsabilités, je suis un homme de gauche. (…) Je ferais pour le mieux, dans l'intérêt de la France et de la République, j'attends que les choses mûrissent. Cela prendra peut-être un peu de temps. Il y a une négociation entre le PS – qui n'est pas très pressée – et le MRC, qui a démarré en mai 2011", a déclaré M. Chevènement.

Sur Nicolas Sarkozy. Tout en se disant "d'accord avec l'introduction d'une dose de proportionnelle et avec la réduction du nombre de parlementaires", idées suggérées par Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Chevènement assure qu'il a trouvé le candidat UMP "très offensif mais ensuite pataugeant" en ce début de campagne.

A propos de la Grèce. A la veille de la réunion cruciale de l'Eurogroupe sur la Grèce, Jean-Pierre Chevènement assure : "Plutôt que de soumettre la Grèce à un régime punitif, il faut l'aider à dévaluer, à retrouver sa liberté monétaire. (…) Je suis pour qu'on évoque toutes les possibilités."

La convergence avec l'Allemagne. M. Chevènement explique l'alignement de Nicolas Sarkozy sur la politique de Mme Merkel par "une mauvaise analyse, la terreur des marchés financiers et l'électoralisme". Le sénateur critique également vivement les élites françaises qui ont dans le passé "préféré Hitler au Front populaire. (…) Elles n'imaginent pas que l'on puisse réformer la France autrement que par l'autorité de l'Allemagne".

La situation au Sénégal. Pour Jean-Pierre Chevènement, "la France n'a pas à soutenir Abdoulaye Wade ou de lui dire de partir. Le Sénégal est indépendant. (…) Si j'étais Sénégalais, je serais pour un autre candidat, mais je suis Français… "


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