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En février
1999, lors du congrès de Créteil, le Comité Départemental du Pas de
Calais a fait approuver une contribution. Elle demandait de tenir compte de "l'obligation sociale",
créatrice d'activité, en opposition à "l'obligation libérale"
qui en détruisait directement et indirectement.
Il fallait proposer aux salariés, exaspérés d'entendre toujours parler de productivité
à leur dépens, autre chose que le "dumping social"qui s'installait à
cause de la mondialisation.
En janvier 2003, à Saint Pol sur Mer, à la page 14 de la motion de synthèse,
le Pas de Calais a fait insérer l'amendement suivant qui tient en une seule phrase, je cite
: "l'entreprise contracte envers ses salariés une véritable obligation sociale
à laquelle elle doit déférer".
A ce jour, la situation ne s'étant pas améliorée, il est temps de s'investir,
avec tous les citoyens qui le souhaitent, dans un mécanisme qui, progressivement, enrayera
le "massacre des emplois".
C'est pourquoi, nous proposons à la commission des résolutions, cette fois ci, un
nouvel amendement prolongeant les précédents.
Dans la droite ligne du chapitre 4 du "Discours de Vincennes" : "Revaloriser le travail
et mobiliser tous nos atouts", il devrait logiquement trouver sa place au moment de la réalisation
du texte de synthèse de ce congrès. Il est issu du chapitre 3 de la contribution de
la région Nord.
Je cite : " l'Etat doit recouvrer son rôle de stratège économique. Dans
cette perspective, il doit aussi instaurer une nouvelle forme de productivité en tenant compte
de "la préférence sociale". Elle doit être un choix permanent,
individuel et collectif, entraînant toutes les recherches, innovations et actions pouvant
engendrer de l'activité complémentaire et nouvelle.
Cette volonté, de la part de tous les acteurs de la vie économique, doit s'inscrire
dans notre projet d'alternative sociale qui transcendera tout ce qui est déjà
entrepris". Fin de citation.
L'article 34 de notre constitution ne légiférant qu'à propos du droit DU
travail, il faut appliquer le "principe de la préférence sociale" afin de
construire un véritable droit AU travail pour ceux qui
n'en n'ont pas !
En conséquence, convaincus de la légitimité de notre mouvement, nous nous opposons
à la transformation des "acquis sociaux" en avantages sociaux....
à acquérir !!!
Si vous partagez ce point de vue, je vous demande d'approuver l'application du principe de la préférence
sociale en acceptant de le voir figurer dans la synthèse de ce congrès.
Si nous revenons aux affaires, "la préférence sociale" il faudra alors oser
la réaliser avec les militants du Pas de Calais !!!
Jean FRANCOIS
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