MOUVEMENT REPUBLICAIN et CITOYEN

SNCM : halte à la dérive ethniciste !
lundi 20 septembre 2004

La « corsisation » des emplois à la SNCM figurant dans l'accord trouvé entre la Société Nationale Corse Méditerranée et le Syndicat des Travailleurs Corses est contraire aux principes républicains, au droit, et au bon sens élémentaire. L'Etat, actionnaire principal, doit dénoncer cet accord : je demande à Gilles de Robien de prendre ses responsabilités.

La « corsisation » des emplois qui se cache derrière l'objectif politiquement correct de « rééquilibrer les nouveaux recrutements de navigants en Corse et dans les autres régions » est contraire au principe constitutionnel d'égalité, et à son corollaire : l'interdiction de toutes les discriminations, l'égalité des citoyens devant le droit, et notamment le droit du travail.

Cette logique ressemble à s'y méprendre à la « préférence nationale », chère au Front national. Dans les deux cas, c'est une logique ségrégationniste, ethniciste, qui est à l'œuvre. La « corsisation » des emplois, qui fait implicitement référence à l'existence d'un « peuple corse », ignore superbement la Révolution française et son œuvre : la France est une nation citoyenne ; il n'y a qu'un peuple, le peuple français, depuis la fête de la fédération en 1790, qui rassemble tous les Français, et donc les Corses.

Enfin, la « corsisation » est absurde : imaginons ce que donnerait un tel principe appliqué à la SNCF : il faudrait que les trains traversant la Bourgogne emploient préférentiellement des Bourguignons, qu'ils changent de conducteur aux portes de l'Alsace, et qu'un mécanicien breton ne s'avise pas de vouloir les réparer.

Le gouvernement doit couper court à cet engrenage scandaleux et absurde, qui ne fait qu'ajouter à la dérive ségrégationniste sévissant en Corse sous la conduite des séparatistes.

Georges Sarre est maire du XIe arrondissement de Paris, président du club Laïcité et porte-parole du MRC.

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