MOUVEMENT
REPUBLICAIN et CITOYEN
Réforme des retraites de la fonction publique : régression sociale et affaiblissement
de l'Etat
18 avril 2003
François Fillon et Jean-Paul
Delevoye ont de nouveau reçu ce jour les syndicats de fonctionnaires pour leur
exposer les projets gouvernementaux relatifs à la réforme des retraites. Un
coin du voile est désormais levé sur les intentions gouvernementales. Le sens
de la manoeuvre est sans ambiguïté : on retourne vers XIXème siècle en TGV.
Parmi les principales mesures élaborées par le gouvernement de Monsieur Raffarin,
on retiendra que la mesure visant à porter la durée de cotisation à 40 annuités
entre 2004 et 2008 est décidée. La mécanique d'amputation des acquis sociaux
est enclenchée ! On nous annonce déjà la suite puisque il faut aujourd'hui décider
du principe d'une augmentation de la durée d'assurance après 2008. Cette annonce
relève d'une pression toujours plus grande sur le monde du travail en général
et la Fonction publique en particulier.
Effet trompe-l'oeil, le gouvernement annonce une surcote pour encourager au
maintien en activité au-delà de la durée de cotisation. Cette annonce n'est
qu'un écran de fumée visant à faire oublier la décote imposée aux assurés sociaux.
Le gouvernement, qui prétend renforcer l'autorité de l'Etat, met constamment
les fonctionnaires au pilori. Tous sont victimes de la réforme en cours, tandis
que la haute fonction publique est livrée aux sarcasmes de propagandistes du
« toujours moins d'Etat ». Le gouvernement multiplie les subterfuges pour affaiblir
le statut de la Fonction publique. Il y a en France de moins en moins de places
aux concours de la Fonction publique et de plus en plus de recrutements de contractuels,
dont il est facile de se défaire, puisqu'ils ne bénéficient pas du statut de
la Fonction publique. Une véritable transfusion s'opère sous nos yeux menant
à la précarisation des personnes servant l'Etat.
Le gouvernement se révèle tel qu'il est : ultralibéral. Les réactions des secrétaires
confédéraux sont donc très compréhensibles après ces échanges de vues unilatéraux.