MOUVEMENT REPUBLICAIN et CITOYEN

COMMUNIQUÉ DE SÉBASTIEN ZONGHERO, DÉLÉGUÉ NATIONAL À LA CULTURE DU MRC

Silence ! On brade le ministère de la culture
mercredi 13 octobre 2004

Après l'Inventaire général du patrimoine, l'Archéologie préventive, la Réunion des Musées Nationaux et la Direction des Musées de France, c'est au tour du Centre des Monuments Nationaux (CMN), qui gère aujourd'hui près de 115 sites, d'être frappé par le rouleau compresseur libéral conduit par Renaud Donnedieu de Vabres.

En effet, par la loi du 17 août 2004 relative aux libertés et responsabilité locales, des monuments historiques, jusqu'à présent gérés par le CMN « Monum », vont être transférés aux collectivités locales. Derrière l'argument « façade » de la décentralisation, c'est une logique purement comptable qui préside à cette opération puisque les monuments déclarés transférables sont ceux qui présentent d'importants déficits d'exploitation ; l'Etat se réservant la gestion des établissements de prestige, rentables financièrement.

De plus, l'article 75 de la loi relative au développement rural, actuellement discutée en seconde lecture à l'Assemblée nationale, prévoit la transformation en établissement public industriel et commercial (EPIC) du château de Chambord. Or, avec ce changement de statut, le risque est grand que la gestion de Chambord fasse l'objet d'une obligation de rentabilisation financière contraire à toute notion de service public culturel.

Ces réformes menacent dangereusement la pérennité du CMN. Ainsi, au même titre que l'ensemble des autres secteurs culturels, les monuments historiques sont frappés par la "rationalisation" et la "rentabilisation". Une nouvelle fois, c'est un affront porté aux missions fondamentales du ministère de la culture.

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