Restrictions budgétaires contre l'éducation nationale
17 mars 2003

La politique de restrictions budgétaires du gouvernement de Monsieur Raffarin est en contradiction complète avec la nécessité de mener une grande politique éducative en France. Les restrictions budgétaires et le projet de loi sur les assistants d'éducation sont le reflet d'un manque flagrant de vision politique en matière d'éducation. C'est l'abaissement du service public de l'Education Nationale.

Un système d'éducation performant ne peut s'appuyer sur des personnels en situation de précarité toujours plus grande, soumis à des coupes budgétaires claires devenant draconiennes. Le gouvernement ne prend d'ailleurs pas en compte les importants besoins en recrutements occasionnés par les départs en retraite imminents d'un nombre important d'enseignants. En outre, le projet de réforme constitutionnelle relatif à la décentralisation prévoyant un transfert de 100 000 agents sous la compétence des collectivités locales est un défi au principe d'égalité puisqu'il vise à terme à mettre en concurrence les établissements scolaires comme sont déjà mis en concurrence les territoires. Une fois de plus le gouvernement prend les fonctionnaires comme boucs émissaires.

Une telle attitude de fuite devant les responsabilités à prendre ne peut tenir lieu de ligne politique. Aussi les syndicats ont-ils raison de réagir et d'appeler les personnels de l'Education nationale à protester contre une politique en décalage total par rapport aux enjeux. La grève du 18 mars est légitime et nécessaire.

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