Politique
familiale : le choix du court terme
18 février 2003
Le
gouvernement reçoit aujourd’hui les trois rapports qui ouvriront la Conférence
de la famille. Une occasion pour le MRC de réaffirmer son attachement à une
politique de la famille volontariste et solidaire. Le nombre d’enfants désirés
est en France de 2,3 par femme. Le nombre effectif n’est que de 1,9. La future
allocation unique de garde du jeune enfant, promise par le candidat Chirac,
doit être pensée pour permettre le libre choix de tous les parents qui souhaitent
un enfant supplémentaire. Elle doit laisser la possibilité pour les parents
d’opter pour le mode de garde qui leur convient. Mais une politique familiale
réclame une vision d’ensemble. Il faut construire des crèches, former des assistantes
maternelles. Il faut également réfléchir à un ensemble de mesures qui donneront
aux jeunes mères la possibilité, si elles le veulent, de s’arrêter pour un temps
de travailler, sans hypothéquer leur carrière et leur retraite.
Une politique de soutien aux familles est indispensable pour maintenir le dynamisme
de la France, et pour garantir la pérennité du système de retraites par répartitions.
C’est un grand chantier national, et une nécessité pour l’avenir. Malheureusement,
la politique du gouvernement risque fort, une fois de plus, de se faire à moyens
constants, et d’être soumises aux restrictions budgétaires décidées à Bercy.
Les allocations familiales ont été revalorisées de 1,7 % en 2003, contre 2,1
% en 2002. Comme toujours, les choix budgétaires à court terme prennent le pas
sur une vision globale des besoins d’un pays tourné vers l’avenir.