Conseil
Européen : " Un accord en trompe l'oeil "
18 février 2003
Le
Conseil européen de Bruxelles aura tenté à grand peine de sauver les apparences
d’une Union européenne seulement capable de se mettre tout juste d’accord sur
un texte commun.
« Les Quinze » ne se sont en aucun cas entendus sur une position commune mais
bien sur un texte sans force et sans relief, reflet des oppositions et des contradictions
au sein de l’Europe communautaire. « La guerre n’est pas inévitable » a-t-on
dit hier soir à Bruxelles.
La question n’est pas de savoir si elle est évitable ou non, mais si on veut
l’éviter et par quels moyens. Une réalité importante apparaît en Europe : les
peuples sont dans une très large mesure d’accord pour s’opposer à la guerre
en Irak tandis qu’exception faite de la France, de l’Allemagne et de la Belgique,
les gouvernements européens entendent s’aligner inconditionnellement sur la
politique de Washington.
Les manifestations du 15 février ont démontré que le divorce était consommé
entre des peuples attachés à la paix et des gouvernements devenus bellicistes.
Ainsi le Conseil européen de Bruxelles ne sera pas parvenu à pérenniser la tromperie
désespérée d’une Europe puissance, alibi commode d’un système communautaire
incapable de garantir le bien le plus précieux des peuples : la paix.