" METALEUROP " - Le gouvernement doit être logique
01 février 2003
Le Premier Ministre a décidé de convoquer mercredi un comité interministériel sur Metaleurop. Cette décision aussi nécessaire soit-elle ne saurait dispenser le gouvernement d'une profonde réflexion sur l'étendue réelle de ses pouvoirs. Il y a en effet un paradoxe à soutenir un système où la globalisation financière, la construction européenne libérale règnent et à dénoncer ses effets directs et indirects pour marquer des points médiatiques. Il y a également un paradoxe à priver l'Etat de ses moyens d'action dans la sphère économique et à affirmer que l'on compte « assumer ses responsabilités ». Il y a enfin un paradoxe à promouvoir l'esprit de Davos et à vouloir faire croire que l'on croit en la solidarité nationale. Le « contrat de crise spécial » de Monsieur Raffarin n'apportera aucune solution si l'Etat n'est pas de nouveau doté d'une politique industrielle efficace et d'une capacité d'établir de réelles stratégies économiques pour la France.