Bull : non au dogmatisme bruxellois !
2 mai 2003

Alors que Bull a perdu environ 3000 salariés sur 11000 en deux ans et que cette entreprise d'informatique doit être soutenue pour affronter l'avenir, Monsieur Mario Monti, commissaire européen à la Concurrence, a menacé d'enclencher une « procédure » contre la France. Le dogmatisme étroit serait à l'oeuvre.

Selon la Commission européenne, la France serait coupable de soutenir l'activité de Bull et donc de maintenir les 8350 emplois qui existent encore par l'accord d'un délai au remboursement d'un prêt accordé par l'Etat français.

Cette affaire met en évidence le peu de cas que la Commission européenne fait de l'emploi. Les Commissaires européens sont équipés d'oeillères : peu importe la vie des salariés et de leurs familles, seul importe le respect d'un droit communautaire établi hors la démocratie et sans le peuple ! Ce « droit de la concurrence », machine de guerre contre l'emploi, déconnecté des réalités d'une mondialisation violente économiquement, est à revoir rapidement. Nos gouvernants devraient s'apercevoir du degré de délabrement du système européen qui contribue tantôt par action tantôt par inertie à désindustrialiser la France et plus largement d'autres pays européens.

La France doit mener une vraie politique de l'emploi basée sur une politique industrielle digne de ce nom et une croissance économique forte. Cela revient à poser le fonctionnement de la Communauté Européenne et l'intervention démocratique des peuples.

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