MOUVEMENT REPUBLICAIN ET CITOYEN

Visite de Nicolas Sarkozy en Corse : l'aveu de faiblesse du pouvoir politique
vendredi 17 octobre 2003

Georges Sarre

Le meilleur hommage à rendre à Claude Erignac serait d'avoir enfin la volonté de faire triompher l'Etat de droit…

L'hommage à Ajaccio, même tardif, du ministre de l'Intérieur au préfet assassiné Claude Erignac est bien le moins que la République doive à son représentant mort pour la France.

Mais alors que les terroristes ont décidé de saluer par une nouvelle salve d'explosifs l'arrivée du ministre de l'Intérieur et l'hommage au préfet assassiné, Nicolas Sarkozy répond comme un écho que « le dialogue est la seule voie possible » !

Voilà donc que continue la faiblesse du pouvoir politique face à la violence, et la fuite en avant dans le compromis, basée sur l'idée fausse que le problème de la Corse est de nature politique et identitaire, alors qu'il suffirait d'y faire appliquer la loi et d'assurer le développement économique et social de l'île, comme le gouvernement s'y est engagé.

Il faudra un jour que Nicolas Sarkozy accorde ses paroles et ses actes, car les mêmes causes produisant les mêmes effets, le « dialogue », c'est-à-dire la capitulation, fera redoubler la violence. Le meilleur hommage qu'il pourrait rendre à Claude Erignac serait d'avoir enfin la clairvoyance de refuser le compromis et de faire triompher l'Etat de droit sur la magouille et le crime.

Georges Sarre est maire du XIe arrondissement de Paris et porte-parole du MRC.

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