MOUVEMENT REPUBLICAIN ET CITOYEN

France Telecom : la douloureuse expérience d'une dérive libérale
mardi 20 janvier 2004

L'annonce de la suppression de 14500 postes à France Telecom cette année (ont 8800 en France), après 13100 l'an passé (7700 en France) confirme de façon écœurante et choquante les ravages de la logique libérale introduite dans cet ancien service public.

Les libéraux de tous bords nous avaient annoncé que la libéralisation du marché des télécommunications et la privatisation de l'opérateur national seraient bénéfiques aux usagers et à la vitalité économique française. C'est évidemment tout le contraire qui se produit. Certains ont feint de croire que l'ouverture de capital n'était pas la privatisation et n'induirait pas les mêmes conséquences : ils ont aujourd'hui bonne mine ! Salariés, usagers et citoyens ont été abusés. Car cette réduction d'effectifs à la hache ne peut être synonyme que de grave dégradation du service, en même temps qu'elle est un scandaleux sacrifice de l'emploi. On ne saurait mettre cette annonce grave sur le seul compte des dérives de gestion de l'équipe Bon, même si celles-ci sont inadmissibles.

C'est toute la logique de libéralisation et de privatisation qui amène France Telecom dans le mur, et avec elle ses emplois et le service rendu aux usagers. Il y a donc une responsabilité politique de cet immense gâchis, et la gauche devra revenir sur la privatisation des services publics.

Georges Sarre est maire du XIe arrondissement de Paris et porte-parole du MRC.

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