MOUVEMENT
REPUBLICAIN ET CITOYEN
L'harmonisation salariale dans le secteur de l'audiovisuel public est bien du
ressort de l'Etat
vendredi 13 février 2004
Le
Mouvement Républicain et Citoyen tient à marquer sa solidarité avec l'Intersyndicale
des journalistes de Radio France en grève pour affirmer leur attachement à la
Convention collective nationale du travail des Journalistes et à son avenant
audiovisuel.
Depuis 1974, toutes les entreprises de l'audiovisuel public (France Télévisions,
RFO et Radio France) dépendent d'une même convention collective. En 1994, au
terme d'une longue période de grève, le plan Servat a été adopté prévoyant un
régulier contrôle afin d'éviter les disparités entre les journalistes de France
Télévisions et ceux de Radio France.
Or, depuis quatre années, l'Etat n'a pas respecté la mise en œuvre de ce plan.
Résultat, aujourd'hui, des différences de l'ordre de 18 à 20% existent entre
les salaires des journalistes de Radio France et ceux de leurs collègues de
la télévision publique. Il est du devoir de l'Etat d'honorer sa signature et
de procéder dans les meilleurs délais au bilan des disparités entre deux sociétés
appartenant toujours, et jusqu'à preuve du contraire, au même groupe public.
Au-delà du soutien à ces revendications, le Mouvement Républicain et Citoyen
dénonce le refus du ministre de la Culture et de la Communication de s'impliquer
personnellement dans la gestion de cette crise. S'agissant d'harmonisation salariale
dans l'audiovisuel public, secteur sous sa tutelle, c'est bien la responsabilité
du ministre de la culture qui est engagée.
Jean-Jacques Aillagon doit donc s'investir dans ce dossier en veillant à ce
que les salariés de Radio France ne deviennent pas les parents pauvres du service
public. En refusant d'apporter à la direction de Radio France les moyens financiers
lui permettant d'ouvrir les négociations avec les syndicats, le ministre de
la culture choisit une nouvelle fois de jouer la carte de la « politique de
l'autruche » en espérant que le pourrissement de la situation entraînera la
résignation du personnel.
Après les intermittents du spectacle, dans ce dossier, le ministre de la culture
nous démontre une fois de plus toute la faiblesse de sa détermination politique.
Georges Sarre est
maire du XIe arrondissement de Paris et porte-parole du MRC.