MOUVEMENT REPUBLICAIN et CITOYEN

Allocution de GEORGES SARRE

Congrès du MRC
Samedi 27 novembre 2004

Nous voici réunis en congrès.

Qui, « nous » ? Nous, qui adhérons à la Nation citoyenne ; nous qui croyons en la justice sociale ; nous qui considérons que l’intérêt général ne peut être défendu que par l’Etat républicain ; nous qui sommes convaincus que l’égalité est le plus bel horizon à donner à l’action publique ; nous, qui sommes partisans du volontarisme politique face au capitalisme financier ! Nous, en somme, les républicains de gauche.

Un congrès, c’est le moment où toute une collectivité de militants doit se poser deux questions simples, deux questions clés :

Primo : quels sont nos objectifs ?
Secundo : comment allons-nous les atteindre ?

Evidemment, nous ne répondrons pas à ces questions sans avoir fait d’abord le diagnostic du contexte, et l’analyse de nos atouts et de nos faiblesses.

Le contexte, c’est la modification du paysage politique français, à l’approche de deux événements :

1 : le référendum sur le traité prétendument « constitutionnel » ;
2 : l’élection présidentielle de 2007.

A l’issue des élections législatives de 2002, non seulement les directions de l’U.M.P. et du P.S. se partageaient tous les pouvoirs, tout l’espace médiatique - à l’exception des rogatons laissés à l’U.D.F. - mais surtout on ne parlait plus politique, on ne débattait plus. Tout était figé.

Aujourd’hui, c’est différent.

Le duel Sarkozy-Chirac est programmé. Sarkozy, c’est beaucoup d’opportunisme, mais c’est surtout l’américanisation de la France, sa vassalisation et un libéralisme débridé. Chirac… nous savons à peu près – enfin, autant que lui – quelle est sa politique…

Cette semaine, certains commémoreront le bicentenaire du couronnement de Napoléon Premier, empereur des Français. Et demain, la droite sacrera Nicolas Sarkozy, président de l’UMP, avec un faste qu’il voudrait prémonitoire… Il s’y croit ! Et pourtant, avant de se faire couronner, Napoléon avait emporté des victoires. Il y avait eu la campagne d’Italie. Il y avait eu Arcole, les Pyramides, Marengo. Avant de se faire sacrer, Nicolas Sarkozy aura, lui, accumulé les échecs.

- La campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995 : échec.
- La campagne européenne du RPR en 1999 : échec.
- La consultation référendaire en Corse en 2003 : échec. Celle des Antilles : échec.
- Le conseil du culte musulman : échec.
- La promesse d’une cagnotte sur le pétrole, le mois dernier : échec.
- Le dossier des grandes surfaces, de la réforme de la loi Galland et de la baisse des prix : échec.

Et la gauche ?

La gauche n’est pas plus unie. Les rivalités de ceux qui s’imaginent un destin présidentiel y foisonnent aussi. Mais plus profondément, la gauche est, elle aussi, et plus encore que la droite, confrontée à la question de son identité.

Oui, il ne faut pas s’y tromper : le débat pour ou contre le traité constitutionnel européen, au sein du P.S., porte moins sur le texte en lui-même que sur l’identité socialiste. Et de quelle roublardise, de quelles contre-vérités éhontées, sont capables Lang, Jospin, Strauss-Kahn, Kouchner, et d’autres, qui osent en appeler à l’identité socialiste… pour justifier quoi ? Et bien tous leurs abandons, et leur alignement patent sur la mondialisation libérale à travers le traité Giscard !

Jamais, jamais, l’européïsme, l’atlantisme, le libéralisme n’ont fait partie de l’identité socialiste ! De Jaurès à Epinay, en passant par le « non » de Mendes France à la CED et au marché commun, où est la construction européenne dans l’identité socialiste ? Lorsque, avec Jean-Pierre Chevènement, nous avons contribué à la fondation du Parti Socialiste à Epinay les débats portaient peu sur l’Europe : ils portaient sur la rupture et la transition au socialisme, la création d’un grand parti socialiste, l’union de la gauche, le programme commun !

Depuis 1983 oui, on voit l’européïsme du P.S. ! Mais personne ne nous fera croire que l’identité socialiste date, précisément, du moment où certains ont voulu l’effacer ! Ce n’est pas parce que l’Europe est devenue le jocker d’une gauche sans projet ni réflexion, d’une gauche passivement libérale et activement européïste, que l’Europe est pour autant au cœur de l’identité socialiste : c’est même l’Europe contre la gauche, l’Europe contre le peuple ! Et j’attends qu’on me démontre le contraire !

Jacques Delors, dans le monde daté de mercredi dernier, déclare que le « non » serait « un terrible saut dans l’inconnu ». Il accuse aussi les partisans du « non » de vouloir « déserter le champ de bataille ». Avec Delors, le parti du « oui », c’est le parti de la trouille ! Oui ! L’Europe libérale est un champ de bataille, dont les victimes sont les précaires, les licenciés, les chômeurs, les sans - droits !

En réalité, derrière le débat sur le traité constitutionnel européen se joue l’ancrage ou non du P.S. dans le libéralisme. La direction hollando-jospinienne n’a pas tiré les leçons du 21 avril 2002, qui découlait directement du tournant de 1983. Méditons cette phrase d’Hubert Védrine, qui commente ainsi la célèbre formule de François Mitterrand (« la France est notre patrie, l’Europe est notre avenir ») : Hubert Védrine analyse que « pour pérenniser une alternance à la fois indispensable et difficile, et dissiper le mirage de l’autre politique, François Mitterrand avait besoin de faire de l’Europe un horizon de substitution ». Le seul « hic », si vous me passez l’expression, c’est que l’autre politique dont il est question, et dont il fallait « dissiper le mirage », c’est précisément le programme socialiste sur lequel Mitterrand avait été élu ! Et je le dis aux socialistes partisans du « non » : continuez à critiquer l’Europe libérale, que la Constitution Européenne entend en effet cristalliser, mais attention au mythe de l’Europe sociale, qui a été inventé pour recouvrir, et rendre irréversible un choix fondamentalement libéral. La mise en avant inconsidérée de l’Europe sociale ne peut qu’engendrer déceptions et rancoeurs, dont on sait qu’elles se payent « cash ». L’Europe sociale, c’est la nouvelle définition de la perspective !

Le contexte, c’est parallèlement la colère, sourde, du peuple français. Colère qu’on entend néanmoins ourdir de plus en plus. 263 élus de mon département natal, la Creuse, ont démissionné contre la disparition des services publics. Postes, perceptions, écoles… Le libéralisme fait peu à peu de la Creuse le laboratoire de la désertification rurale, qui guette toute une partie de notre pays. En même temps, ce libéralisme transforme souvent les zones urbaines en espaces de misère et de souffrance.

Oui, les Français en ont assez. Et bien, c’est à nous, M.R.C., que revient la tâche de faire apparaître le lien, entre ces colères, et leurs causes.

La cause de la crise sociale que nous traversons, c’est le capitalisme financier mondialisé, débridé, dont l’Europe intégrée est le vecteur zélé, le « chausse pied », comme dit Jean-Yves AUTEXIER. Nous devons dénoncer le mécanisme de défausse politique, d’usurpation démocratique, de paralysie économique, de régression sociale, qu’est cette Europe communautaire, cette Europe intégrée. Et expliquons le lien direct, tristement logique, qui relie cette construction européenne et les maux dont souffrent les Français.

La disparition des services publics ? Mais ce n’est ni un hasard, ni le seul fait du gouvernement Raffarin. C’est « la concurrence libre et non faussée » sur la base de quoi, la Commission européenne, avec la complicité des élites nationales, nous oblige à tout libéraliser : la Poste, France Télécom, EDF, les transports…

L’Etat, incapable de venir en aide aux entreprises en difficultés, pour préserver nos emplois et nos savoir-faire ? C’est aussi la conséquence directe de « la concurrence libre et non faussée ». Confère Alstom ! Mais c’est le cas partout : à Marignac, par exemple, c’était notre savoir faire industriel (unique en Europe) en matière de magnésium, qui a été perdu au profit du magnésium chinois !

Au contraire, il faut développer une politique industrielle de l’Etat, Etat stratège, Etat qui réglemente, et quand c’est nécessaire, je le dis, Etat qui possède l’outil industriel. Oui, il faut, pour le moins, donner un coup d’arrêt aux privatisations.

Le Chômage, les délocalisations ? C’est cette absence de politique industrielle qui les cause ; ce sont aussi les joies du marché unique et des accords internationaux libre-échangistes signés en notre nom par Bruxelles à l’O.M.C.. C’est ce que j’appellerai l’alliance du marché unique et du marché inique ! Nous sommes mis en concurrence avec l’Europe de l’Est, le Maghreb, l’Asie… C’est le moins-disant social et environnemental qui l’emporte ! Ce nivellement par le bas, c’est la mort lente de la protection sociale et la progression de la vie chère.

Il n’est pas jusqu’à la laïcité qui ne soit menacée par le traité. Alors on nous dit que nous sommes protégés par l’article 51 du titre VI de la partie I, qui renvoie aux Etats le choix de la nature des liens entre l’Eglise et l’Etat. Fort bien, mais le traité instaure aussi comme principe général du droit communautaire « la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé » (c’est l’article 10 du titre II de la « charte des droits fondamentaux »). Qu’est-ce à dire ? Notre loi contre les signes religieux à l’école est, à terme, en danger. Le principe énoncé par la charte peut déboucher sur une grave dérive communautariste à l’anglo-saxonne…

Quant à notre diplomatie et notre défense, qu’en restera-t-il, si nous acceptons de l’enfermer dans une Politique étrangère et de sécurité commune alignée sur l’OTAN, comme le prévoit le traité ?

Oui, je pose la question, quelle est la capitale de la France, dans l’Europe de Giscard d’Estaing ? Ce n’est plus Paris, on l’aura compris. Ce n’est même pas Bruxelles : Bruxelles n’est pas une capitale, c’est une ambassade, une chambre d’enregistrement des décisions venues d’ailleurs : de la B.C.E. de Frankfort, des néo-conservateurs de Washington, de l’O.M.C., du F.M.I., de l’O.T.A.N. ! Et ça, je ne l’accepte pas.

Il n’est pas jusqu’à l’article 89-4 de notre Constitution, qui, vraisemblablement, ne doive être modifié pour que la France puisse adopter le traité « constitutionnel » européen. Oui, la forme républicaine du régime est menacée, la République est en danger.

Et bien pour nous, c’est non !

Mais, chers camarades, soyons op ti mi stes. Nous sommes un parti qui a des atouts : des militants souvent dévoués, une ligne politique claire, un logiciel valable, et un leader de talent, Jean-Pierre Chevènement ! Il existe un fort courant de sympathie pour nos idées. Nous sommes un parti émergent ; il existe une formidable réserve électorale chez toutes ces citoyennes et ces citoyens ignorés, bafoués, par les libéraux de tous bords !

Commençons par dénoncer partout « l’euphémisation » des discours, et avec elle tous les bourrages de crâne. On parle de « mondialisation libérale », et d’aucuns peuvent penser qu’elle rime avec liberté. De quoi s’agit-il plutôt ? De la dictature du capitalisme financier ! On parle des « modernisations », des « réformes » ; ce sont les politiques réactionnaires de bradage des acquis de la République sociale !

Bien sûr, si le P.S. choisit le « non », les conditions d’un nouveau dialogue seront créées, pour une refondation républicaine de la gauche. Le M.R.C. y tiendra tout son rôle, car la gauche a besoin de notre logiciel républicain pour résister à la dictature du capitalisme financier mondialisé. Dans le cas contraire, si le P.S. choisit le « oui » notre tâche ne sera que plus grande pour faire gagner le « non » mais le « non » restera un objectif réaliste, et notre identité sera plus lisible ! Quoi qu’il en soit la fracture au sein du P.S. laissera des traces. A nous d’utiliser cette situation nouvelle pour relever la gauche avec la France !

Pour rencontrer l’adhésion populaire, il nous faut un outil, un bras militant, un vrai parti. Notre M.R.C. en est la cellule souche ! Il faut désormais que nous nous renforcions, dans tout le territoire. Il faut être présents, dans la rue comme dans les colloques. Un parti en ordre de marche, voilà ce que nous devons bâtir en même temps que nous faisons campagne pour le « non », afin d’aborder la tête haute les échéances de 2007 – 2008, et ne pas manquer la fenêtre de tir qui s’offre à nous.

Ce travail militant, je sais que beaucoup d’entre vous le font sur le terrain. J’étais à Saint Gaudens il y a une semaine, avec Gérard CASTEX, Philippe HUBERT, Thierry COTTEL, et les camarades du M.R.C. pour l’inauguration d’un nouveau local du M.R.C. Ça bouge ! Il y a une volonté militante, il y a des actes.

Il faut une direction nationale attentive, qui mobilise les énergies, qui les galvanise, qui les organise.

Au Secrétariat National de mercredi dernier, Jean-Pierre Chevènement a souhaité que nous abordions la question de la Direction du M.R.C.. J’ai considéré que nous abordions une nouvelle période politique, que le M.R.C. avait une fenêtre de tir, et qu’il ne devait pas la manquer. Je constate aussi que notre parti, contrairement aux autres, est uni et cohérent sur sa ligne politique. Je pense être un bon organisateur. J’ai quelque expérience en la matière. J’ai donc expliqué, mercredi dernier, au Secrétariat, pourquoi j’étais candidat aux fonctions de Premier Secrétaire du M.R.C.. Jean-Luc s’est exprimé lui aussi, et il a dit ce qu’il vous a dit hier soir. Je tiens à souligner que Jean-Luc était, à Saint Pol sur Mer, le candidat d’union issu d’un congrès difficile, pénible, même, pour beaucoup d’entre nous, après une période de divisions et de flottement. Pendant les deux ans qui se sont écoulés, Jean-Luc a été confronté à des difficultés qui n’ont pas manqué de se poser : campagne d’éradication du P.S., manque de moyens, black out médiatique. Il a fait du mieux qu’il pouvait.

Aujourd’hui, la situation est différente : notre parti est uni, soudé autour d’une ligne politique claire, et, si nous savons nous mobiliser, nous avons une opportunité politique forte.

Je vous propose donc de conduire un véritable plan d’action. Je le ferai avec l’aide du prochain Secrétariat National, et d’un Bureau exécutif associant des représentants des fédérations de Province. En effet, je souhaite proposer au congrès de voter la création d’un Bureau exécutif. Il se réunira mensuellement pour prendre les principales décisions politiques et militantes du parti. Il fera le lien, un lien réel, et non un lien fictif, avec la Province. Car bien sûr, le Secrétariat National, de fait, compte peu de représentants de Province. Ceux qui y sont élus n’ont, le plus souvent, pas le temps, pas les moyens, de venir à Paris chaque mercredi soir. Il faut donc que nos camarades de Province puissent être véritablement associés aux décisions, entre les Conseils Nationaux, et je prends l’engagement que les camarades de Province seront majoritaires au Bureau exécutif.

Pour le Secrétariat, je vous proposerai demain une équipe de mission, avec un objectif : développer notre parti. Je vous propose une feuille de route précise :

1er point - mettre sur pied une petite équipe de « missi dominici », pour faire régulièrement le tour de toutes les fédérations, y animer des réunions publiques et internes, faire l’inventaire des bonnes idées et l’état des lieux des attentes ; vous proposer des solutions

2ème point - dans les départements où le M.R.C. n’existe pas, c’est à partir de zéro que la direction nationale, en partenariat avec les départements voisins, devront créer des événements, des réunions, faire paraître des communiqués dans la Presse Quotidienne Régionale, pour recruter et former un petit noyau de militants, pour commencer

3 ème point - il faut aussi un coordonateur national qui assure une interface régulière entre les fédérations et le secrétariat national pour que l’information circule vite et bien, dans les deux sens, entre Paris et les fédérations. Il faut aussi que la communication interne par le biais du réseau internet soit encore développée ; mais elle ne suffira pas

4 ème point - il est impératif que nous nous dotions d’un journal, envoyé par routage, au moins chaque trimestre. Son financement doit être trouvé, soit par la publicité, soit par un abonnement peu onéreux, soit les deux.

5 ème point - je proposerai en outre un plan de formation. Une école des cadres sera créée à Paris. Le Conseil National sera régulièrement précédé d’une formation des cadres. Des stages de formations décentralisés pour les cadres et les militants doivent aussi être organisés en Province, en partenariat avec les fédérations. Pour commencer, je propose d’ici le printemps 2005 que 7 stages de formation décentralisés soient organisés sur le traité « constitutionnel » européen, dans les 7 grandes circonscriptions électorales dans lesquelles se déroulent les élections européennes.

6 ème point - il faut mettre sur pied parallèlement, à échéance de juin ou septembre 2005, un projet. Je proposerai au Secrétaire National chargé des études et du projet, de diriger une commission à cet effet, et de travailler avec les délégués nationaux et toutes les bonnes volontés qui se manifesteront. Ce programme devra être validé par un Conseil National ou une convention ad-hoc au printemps prochain.

7 ème point - l’action militante doit être rénovée. Par exemple, sur le modèle de ce que nous avons organisé à Paris, l’expérience des cafés citoyens peut être développée partout où c’est possible. L’accent doit être mis sur le développement du parti dans la jeunesse et dans le monde du travail.

8 ème point - un calendrier de mise en place et des outils pratiques seront communiqués aux fédérations pour la création et le développement des « comités pour un non républicain » autour des structures M.R.C. existantes.

9 ème point - la solidarité entre les fédérations devra aussi être mieux organisée, et l’on doit imaginer un système de mutualisation des moyens, en faveur des petites fédérations qui peinent et de celles qu’il faudra créer. D’une manière générale, les coopérations géographiques doivent être recherchées. Je propose que nous offrions un appui logistique pour organiser des universités de printemps dans toutes les grandes régions.

10 ème point - c’est en nous mobilisant, chers camarades, que nous ferons croître le nombre de nos adhérents, et avec lui que nous retrouverons de la marge dans nos finances. Un échéancier sera voté par le Secrétariat National pour restituer dans les meilleurs délais les retours de cotisations aux fédérations, et en priorité celles qui en ont le plus besoin. Une cellule de personnalités sera aussi créée, pour démarcher les donateurs.

J’ajoute que la réactivité devra caractériser notre direction : par exemple, le Secrétaire National à l’organisation aura la responsabilité, notamment, de veiller à ce que tout nouvel adhérent reçoive sa carte dans les 15 jours.

Notre parti a une chance, une chance de prendre sa place sur l’échiquier politique. L’heure n’est pas venue d’écrire le mot fin à l’histoire de la gauche républicaine !

Je vous demande de me faire confiance, comme je vous fais confiance. Je vous proposerai une direction fraternelle et unie. Alors, comme nous le voulons, nous serons présents aux rendez-vous politiques de l’avenir !

Georges Sarre est ancien ministre, maire du XIe arrondissement de Paris, président du club Laïcité et porte parole du MRC.

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