Mise en ligne le 20/01/2005
MOUVEMENT REPUBLICAIN et CITOYEN
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Communiqué de GEORGES SARRE, premier secrétaire du MRC
Le « médecin-référent malgré
lui », une pièce de Philippe Douste-Blazy !
vendredi 21 janvier 2005
La convention médicale signée
par l'Union Nationale des Caisses d'Assurance Maladie (UCNAM) et trois syndicats médicaux le 12 janvier
est présentée comme une réforme par le Ministre de la Santé. C'est une supercherie. Ni les comptes de
la sécurité sociale, ni la qualité des soins n'en seront améliorés. Pire, elle renforce la dérive du
système de soins français vers une médecine à deux vitesses. Dans ces conditions, le M.R.C. soutient
la manifestation du 22 janvier prochain.
Rien n'est mis en œuvre pour permettre aux généralistes de s'acquitter de leur rôle de médecins référents.
Dès lors, cette contre-réforme n'atteindra pas l'objectif affiché. Ceux qui en ont les moyens continueront
à aller voir le spécialiste, et payeront les dépassements d'honoraires. Les comptes de la sécurité sociale
ne seront pas améliorés. La qualité des soins ne le sera pas davantage, puisque les généralistes continueront
à devoir faire toujours plus de consultations pour maintenir leurs revenus.
Pire encore, seules les personnes aux revenus modestes pâtiront de cette augmentation des consultations
spécialisées. C'est une médecine à deux vitesses qui se profile.
On peut s'interroger sur la réelle volonté du gouvernement de sauver la Sécurité Sociale. Il est certain
que les déficits chroniques, conjugués aux rodomontades permanentes de Bruxelles sur les finances françaises,
offrent aux libéraux un prétexte rêvé pour libéraliser à terme tous les services de santé.
C'est d'ailleurs l'objectif poursuivi par l'O.M.C. à travers l'accord général sur le commerce des services,
et par l'Union Européenne si le traité constitutionnel est adopté, avec pour principe premier « la concurrence
libre et non faussée ».
Dès lors, il faut manifester avec les médecins le 22 janvier, dire NON à la marchandisation et à la
libéralisation de la santé publique, NON à l'A.G.C.S. et au « traité constitutionnel européen ».
Georges Sarre est ancien ministre, Président du groupe MRC au Conseil de Paris
et maire du XIe arrondissement de Paris.