MOUVEMENT REPUBLICAIN ET CITOYEN

Le président Chirac peu à l'aise sur le terrain économique lors de sa déclaration télévisée
lundi 14 juillet 2003

Jean-Pierre Chevènement

Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre et président d'Honneur du MRC a déclaré :

Dans une intervention dégagée du souci des échéances de politique intérieure, le Chef de l'Etat a rappelé utilement quelques principes :

- Sur l'Irak et les relations internationales, le refus de l'unilatéralisme.

- Vis à vis des Etats-Unis, la volonté de maintenir des relations de coopération et non de subordination. On espère ne pas voir des soldats français en Irak, sauf pour rétablir la souveraineté de ce pays.

- Sur la Corse, le retour à une juste hiérarchie des priorités : réprimer la violence pour permettre le développement de l'île.

C'est sur le terrain économique que le Chef de l'Etat a paru le moins à l'aise. On n'a pas compris si Jacques Chirac voulait mettre ou non au cœur de son action la remise en cause des règles du pacte de stabilité. Il n'a pas eu un mot sur la nécessaire réforme du statut de la Banque centrale européenne dont la politique monétaire et de change constitue un frein manifeste à la reprise économique et dont la Convention européenne ne dit rien.

L'appel au dialogue social ne peut dispenser d'une action résolue sur les grands paramètres macro-économiques, sauf à être rapidement contredite par les faits.

On regrettera enfin le bémol mis sur l'engagement de soumettre au referendum le résultat de la prochaine Conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement européens.

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